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De Kaysersberg aux Hautes Vosges : l’escapade nature qui prolonge votre séjour alsacien

Vous avez flâné dans les ruelles de Kaysersberg, dégusté un pinot gris face aux colombages et grimpé jusqu’au château impérial ? Bonne nouvelle : votre voyage ne s’arrête pas là. À moins d’une heure de route, de l’autre côté du col du Bonhomme, les Hautes Vosges offrent un tout autre décor — forêts profondes, lacs glaciaires et sommets arrondis — qui se découvre en toute saison. Voici de quoi transformer votre week-end alsacien en véritable séjour nature.

Franchir la ligne bleue des Vosges

Depuis Kaysersberg, la route qui remonte la vallée de la Weiss vers Orbey puis le col du Bonhomme est déjà un voyage en soi. En une quarantaine de kilomètres, on quitte le vignoble pour basculer dans un paysage de moyenne montagne, entre chaumes d’altitude et sapinières. De là, la route des Crêtes déroule ses panoramas jusqu’au Hohneck (1 363 m), troisième sommet du massif, d’où la vue porte par temps clair jusqu’aux Alpes.

En contrebas, côté lorrain, Gérardmer et son lac — le plus grand lac naturel des Vosges — servent de camp de base idéal pour rayonner dans le massif.

Randonnée et trekking : un terrain de jeu quatre saisons

C’est la grande force des Hautes Vosges : ici, on marche toute l’année. Le tour du lac de Gérardmer (environ 5,5 km) constitue une mise en jambes accessible à tous, tandis que les marcheurs aguerris viseront le sentier des Roches, l’ascension du Hohneck ou les itinéraires de crête balisés par le Club Vosgien, dont le mythique GR5 qui traverse tout le massif.

Au printemps, les jonquilles tapissent les prairies ; en été, les chaumes offrent une fraîcheur bienvenue ; en automne, les forêts de hêtres s’embrasent — c’est sans doute la plus belle saison pour randonner ici. Et l’hiver, les mêmes sentiers se parcourent en raquettes.

VTT et vélo : le massif à pleine vitesse

Les Vosges sont aussi une terre de VTT. Autour de Gérardmer et de La Bresse, des dizaines de kilomètres d’itinéraires balisés sillonnent les forêts, du parcours familial autour des lacs de Longemer et de Retournemer aux descentes techniques du bike park de La Bresse, ouvert à la belle saison. Les cyclistes sur route ne sont pas en reste : les cols vosgiens (Schlucht, Grosse Pierre, Bonhomme) figurent parmi les ascensions classiques du Grand Est, régulièrement empruntées par les coureurs.

L’hiver, évidemment

Quand la neige s’installe, le massif change de rythme. La Bresse-Hohneck aligne le plus grand domaine skiable du nord-est de la France, complété par les pistes de Gérardmer. Ski alpin, ski de fond sur les plateaux, sorties raquettes au clair de lune : de décembre à mars, les sportifs trouvent leur compte sans les files d’attente des grandes stations alpines.

Le terroir, de la ferme-auberge à la table

Impossible d’évoquer les Hautes Vosges sans parler des fermes-auberges. Ces exploitations d’altitude servent le traditionnel repas marcaire — tourte, collet fumé, roigabrageldi (pommes de terre confites) et munster fermier — au terme d’une randonnée. Une expérience qui prolonge naturellement les plaisirs gourmands découverts en Alsace, versant montagnard.

Où poser ses valises : l’étape nature qui change tout

Pour profiter pleinement du massif, mieux vaut dormir sur place — et pourquoi pas dans un hébergement à la hauteur du décor. À quelques minutes de Gérardmer, au calme du village de Barbey-Seroux, Les Atypiques Chalets proposent trois chalets A-Frame nichés en pleine nature, pensés pour les couples et les familles en quête de déconnexion.

Chalet Alsace

Leur signature : chaque chalet avec bain nordique privatif près de Gérardmer dispose de son propre bain chauffé au feu de bois, équipé de jets de balnéothérapie — un équipement rare en France. Un sauna complète l’ensemble. Après une journée de trek sur les crêtes, de VTT autour des lacs ou de ski à La Bresse, se glisser dans une eau à 38 °C sous les étoiles, face à la forêt vosgienne, reste le plus sûr moyen de récupérer.

En pratique

Comptez 52 minutes de route entre Kaysersberg et Gérardmer par le col du Bonhomme. L’itinéraire combine idéalement deux ou trois nuits côté alsacien puis autant côté vosgien — de quoi goûter aux deux visages d’un même massif : les vignes et les villages d’un côté, les forêts, les lacs et les sommets de l’autre.

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